
Magasinage en ligne 101 (troisième partie)
Je vous ai signifié il y a quelques mois comment j’étais d’avis que Gonefashion avait bien fait ses devoirs. Bel exemple d’une réussite québécoise, il est dommage de voir que certains n’aient pas emboîté le pas. La boutique en ligne de la Maison Simons, annoncée en grande pompe (et dévoilée avec un certain retard sur la date prévue, importe-t-il d’ajouter), nourrit les déceptions. Bien qu’on concède qu’elle n’est encore qu’à ses débuts, on constate vite que le catalogue offert est bien limité. Visuellement, on dénote avec les onglets présentant les articles en vente (des carrés où un gris insipide submerge plus de 66% de l’aire totale), un important gaspillage de l'espace de navigation. Et puis, l’excellente sélection des collections importées disponible en magasin ne l’est pas en ligne. Mais soyons justes; s’il y a bien un domaine où Simons ne trouve point de rival, c’est bien la qualité de la langue. La description des articles, soignée et détaillée, se fait dans un français parfait, rien de moins.
Question de langue, je remarque que le site Internet du chicissime Reborn rue Saint-Paul n’est disponible qu’en anglais. Autre hic important, il s’agit plus d’un catalogue que d’une boutique en ligne. Le bouton « buy » nous incite à procéder à notre commande via courriel… Définitivement pas web 2.0. Le design du site, d’un minimalisme noir et blanc très réussi, ne parvient pas à combler ces lacunes.
Mais ne vous en faites pas, des réussites québécoises, il y en a! J’ai été charmée par Artefaks, une galerie-boutique d’art virtuelle qui rassemble des créateurs indépendants québécois. Le slogan? « Vendez votre art, pas votre âme ». Et il n’en fallait pas plus pour que j’accroche. Parmi mes trouvailles, le coquin verre à lèvres en porcelaine d’Hugo Didier et le génial pile-patates Nicolas Sarkozy (de la même collection, Bush, Ignatieff, Charest et Harper, tous très ressemblants) de Pascale Hébert.
Et vous, quelles sont vos magasins en ligne préférés?
Rédacteur: Elizabeth Chrun
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