
Magasinage en ligne 101 (première partie)
Je ne suis pas de celles qui croient qu’un blogue devrait servir de tribune pour sa propre éloge, mais redde Caesari quae sunt Caesaris : ma fiche de consommatrice en ligne est pour ainsi dire impeccable. Parmi mes trouvailles les plus mémorables, un veston Kris Van Assche soldé à 125$ au lieu de 820$ (économie de 85%), une paire de chaussures Repetto à 70$ au lieu de 300$ (économie de 77%), et même une paire d’escarpins Paul Smith… gratuite (bon, c’était une offre deux pour un, mais n'empêche, il fallait la trouver)! Et dans un élan de solidarité cybernétique sans précédent, voici le premier d’une série de trois billets qui vous dévoilera tous mes tuyaux. Tout pour devenir un as du magasinage en ligne et éviter de sombrer dans les guets-apens de la consommation excessive!
Règle #1 | Jetez un œil aux frais de manutention.
Bien qu’on ait assisté au cours des dernières années à une baisse soutenue de ce qu’on appelle les shipping rates en anglais, plusieurs boutiques en ligne continuent d’afficher des tarifs élevés. Par exemple, Tobi charge un exorbitant 39$ par commande, à l’instar du célèbre net-à-porter qui claque ses clients québécois de frais de plus de 20$. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ceci n’est plus la norme. Asos fait preuve de plus de largesse et ne demande que 6$ pour la livraison en Amérique du Nord, alors que Shopbop l’offre à titre gracieux.
Règle #2 | Attention aux frais de douane.
Pour les boutiques hors Canada, attendez-vous à payer des frais supplémentaires d’importation pour chacun de vos achats. Alors que la boutique en ligne de Saks Fifth Avenue vous les fait payer au moment de régler votre achat, d’autres vous réservent la mauvaise surprise à la réception de votre colis. La facture pouvant d’avérer salée, je vous suggère de vous renseigner auprès du département du service à la clientèle de la boutique en question à l’aide d’un petit courriel.
Règle #3 | Vérifiez les politiques de retour.
De toute évidence, le magasinage en ligne comporte ses désavantages, et en tête de liste figure l’impossibilité d’essayer la marchandise. Pour ma part, je préfère cibler mes achats vers les chaussures et les accessoires, où on se retrouve moins vulnérable aux fluctuations de grandeur d’un designer à l’autre. Pour les vêtements, c’est plus problématique. Ainsi est-il primordial de rechercher une politique de retour flexible. Notez que plusieurs magasins n’offrent pas de remboursement sur la marchandise soldée, alors que d’autres, oui, à condition que vous défrayez vous-même les frais de livraison. Quoi qu’il en soit, demeurez prudent : vous ne voulez pas être coincé avec un article trop grand ou trop petit.
Prochain billet : Comment faire des économies en ligne!
Rédacteur : Elizabeth Chrun


