
SMM | Dimitri Chris
Notre belle métropole tardait à nous révéler d’autres créateurs de mode masculine. Après tout, il n’y a pas que les femmes qui peuvent apprécier les belles choses! C’est donc avec grande anticipation que je me suis rendu au défilé de DIMITRICHRIS mercredi soir au Marché Bonsecours, puisque les rumeurs circulant à son sujet font de lui le nouveau chéri du menswear québécois.
D’ailleurs un proche pote à moi se pointe récemment en soirée avec une magnifique cape grise, ne compromettant aucunement sa masculinité (c’est rare). Après maints éloges, il me glisse finalement à l’oreille (ok on aime peut-être la mode, mais on ne fait pas nos commères comme les filles) : « c’est une Dimitri, il faut absolument que tu vois ce qu’il fait, c’est fantastique ! ». Ça y est, j’étais vendu.
Inutile donc de vous décrire l’anticipation ressentie jusque dans les annales du Vieux-Port en cette soirée du 3 mars. Et c’est toute une scène, je dois dire. Les modeux, tous de noir vêtus, s’accumulent dans la salle. On sent qu’ils sont excités malgré leurs airs trop cool et décontract – il ne faudrait surtout pas que ça paraisse. Les journalistes sont là en troupes, les acheteurs bouillonnent et les gens du LABoratoire Créatif, support inconditionnel à Dimitri, rayonnent de fierté. Les peoples sont escortés vers leurs sièges, en rangée A, of course, tandis que les RP ont l’air de vouloir s’arracher les cheveux.
Une voix se fait soudain entendre et résonne tel un coup de fusil marquant le début d’une course : « Veuillez s’il vous plaît prendre vos places, le défilé va commencer ». Les yeux rivés sur le podium, des grosses lumières placées à la sortie des mannequins s’allument et simultanément, un lourd nuage de fumée envahit la passerelle. On sent l’énergie, on sent que ça va être bon.
On se doute qu’un thème de vénerie est à l’honneur, puisque la collection s’intitule Master of the Foxhounds. Toute cette frénésie atteint son apogée dès la sortie du premier mannequin : un somptueux complet gris laisse l’audience savoir que la collection ne sera pas décevante. Des matières nobles (cravates en velours, ceintures de cuir texturées, bottes montantes en fourrure), des tissus chevronnés, plaid ou à minuscule pied de poule, des luxueux tricots, des débardeurs à l’aristo et puis des capes (hourra!) arrondissent parfaitement sa vision d’un homme chic à la chasse. Ou plutôt d’un chic mec en ville qui emprunte son inspiration aux lords anglais chassant le canard.
La palette de couleur s’étend juste assez pour plaire à l’étendue de sa cible. Tons neutres assurant le subtil raffinement convoité, en tandem avec une dose parfaite de cool. Le défilé achève avec des tenues plus chics, le genre qu’on sort de sa garde-robe pour les soirées spéciales : vestons noirs, nœuds papillon, pantalons coupés à la perfection. Je me reprends : tout est coupé à la perfection. Il n’y a pas de doute, vous allez me voir en DIMITRICHRIS dans le temps de le dire.
Rédacteur: Hélène Bellemare
Photographe: Jimmy Hamelin
COMMENTAIRES :







J’adooore le retour des bottes hautes pour homme! Le look « garde champêtre » du Yorkshire me plaît énormément!
Sur 10 silhouettes, je compte en acheter 9 ! Sa collection est très bien ! Elle va donner un style plus urbain et raffiné à Montréal ! Bravo !