
Ceci n’est pas une jupe.
« Men reading fashion magazines, oh what a world it seems we live in ». Les paroles de Oh What A World de Rufus Wainwright ne nous sont pas étrangères. Plus maintenant, du moins.
La mode masculine a connu un essor monstre au cours des dernières années. On le constate tous les jours, entre autres avec le succès de Raf Simons, l’un des créateurs pour hommes les plus respectés dans le monde, mais également avec toutes les maisons de couture qui se sont empressées d’ajouter des lignes pour hommes à leurs empires; McQueen, Balenciaga et Hussein Chalayan ne sont que quelques exemples. La mode pour homme ne subsiste donc plus dans l’ombre de la lucrative mode féminine, mais se fraye une place de choix dans les sociétés et les marchés, mais également et surtout dans les mentalités.
Dès lors, ceux qui n’ont pas froid aux yeux ont créé et porté des créations tenant d’un véritable statement, des vêtements novateurs, aux couleurs infinies, aux coupes inusitées et aux inspirations multiples. La mode pour homme n’a de limites que celles que les hommes s’imposent eux-mêmes.
Dans cette même veine, c’est en 2009, qu’on voit apparaître, dans la rue d’abord et ensuite sur les runways, un morceau pour homme qui n’a pas fini de faire des vagues. Âmes sensibles, s’abstenir : le kilt gagne en popularité.
Ça fait maintenant officiellement deux mois que je tente de m’en trouver un à Montréal. Mais en vain : les boutiques pour hommes de l’île ne distribuent pas encore le kilt, probablement une question de demande, qui sait. Mais ça ne saurait trop tarder : on voit le kilt dans un nombre grandissant de collections (voir Givenchy et H&M). Mais ce n’est pas tout : de plus en plus de blogues de streetstyle affichent une multitudes de looks basés sur le kilt. Le blogue de mode KateLovesMe, par exemple, a grandement aidé à l’intérêt naissant pour ce vêtement.
On parle d’ailleurs déjà de la naissance du look « girlfriend », l’équivalent chez l’homme du « boyfriend look » chez la femme.
De l’avenir, pour cette tendance? À suivre…
Rédacteur: Maxime Ruel
COMMENTAIRES :





humm, est-ce que le fait d’être dans une collection de mode de Givenchy ou H&M permette à un vêtement d’être arboré avec fierté, j’en doute. Je suis conscient que les barrieres que nous nous donnons les hommes question mode sont grandes mais pas infranchissables. Par contre, je ne peux me permettre de porter un vêtement qui m’enleve ma masculinité de cette façon. La dernière fois que le kilt était viril c’était dans Braveheart et j’ai aucune envie d’aller me battre avec des épées en mousse sur le mont-royal sous prétexte que Gauthier ou Chalayan pense que c’est le nouveau must. Et porter le kilt avec un legging… Peter-pan à des airs de brute féroce à coté de sa.
À voir, le livre « Bravehearts : Men in skirts » ‘Andrew Bolton. Moi je dit bravo aux gars qui ont ce courage, et je trouve le kilt selon Givenchy vraiment intéressant. À suivre.
En quoi le kilt ou le port d’une »jupe » pourrait enlever votre masculinité? un Homme qui s’assume est masculin. Le port de ce type de vêtement ne date pas d’hier. De plus, en tant que femme, je trouve ca charmant.
La mode amène un peu de nouveauté.. non?
On aime ou on aime pas, mais en rien cela ne vous fait perdre votre virilité, au contraire!
faut s’assumer. c’est tout!
A part de d’ça…. avez-vous déjà essayer les combats d’armes en mousse? c’est joli de passer des commentaires, mais il faut, selon moi, savoir de quoi on parle avant de porter des jugements du genre….
C’est vrai, je suis désolé, la barbarie en ducktape n’a jamais été mon fort mais je pourrais bien essayer… Peut-être j’y découvrirai une ouverture sur le monde que je ne connaissait pas. J’ai les yeux tellement fermés des fois…
Givenchy à la rescousse de Bicolline, Love it!
La mode pour homme n’existe pas.Monsieur tout le monde ne connait pas les maisons de couture.Ses moyens financiers ne le lui permettent pas.Que lui reste t-il?
Le prêt à porter,identique à toutes les enseignes,n’ayant jamais évolué depuis des décennies.Qui est responsable de cette monotonie vestimentaire et de ce « houps » commercial?Je n’en sais rien,mais une chose est sûre c’est que nos ailleux ne seraient pas choqués de nous voir ainsi vêtus.